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Claire - Etudes à Montréal (Québec, Canada)

L3 SVT, séjour d’un an (2011-2012) à l’Université de Montréal

Publié le 25 juin 2012 Mis à jour le 25 septembre 2013

Le logement
Il est vraiment très facile de trouver un logement à Montréal. Que l'on cherche à être seul ou en colocation, il y a tout le temps des studios à louer. Les loyers sont souvent très abordables, les prix tournent généralement dans les alentours de 400$ par mois. Cependant, il faut bien sûr s'assurer que tout est compris dans le prix : chauffage, internet et électricité;  l'eau étant totalement gratuite au Canada. Souvent le chauffage n'est pas compris dans le prix, dans ce cas-là, il faut ajouter environ 60$ par mois l'hiver et 15$ l'été.

Le coût de la vie
Dans l'ensemble, le coût de la vie est vraiment très abordable au Québec. Tout ce qui est vêtement et logement est beaucoup moins cher qu'en France. C'est surtout au niveau de la nourriture que ça devient plus cher, la facture au supermarché monte vraiment très vite et généralement on se rend compte qu'on n'a pas acheté tant de chose de que ça. C'est souvent à cause des taxes, qui sont de 15% depuis le 1er janvier 2012, donc un produit qui est affiché à 1$ dans le magasin revient à 1,15$ à la caisse. Ça ne fait pas beaucoup de différence pour les petites sommes, mais quand on arrive à des factures de 80$, les 15% de taxes deviennent tout de suite plus significatifs. Au restaurant, c'est pareil, le prix affiché sur la carte n'est pas celui que l'on payera au final, il faut ajouter 15% de taxes et 13% de service. Le service correspond en quelques sorte à nos pourboires français, mais il est très mal vu de ne pas en donner parce que les serveurs n'ont pas de salaire, ils sont payés grâce à nos pourboires. Dès que quelqu'un nous donne un "service" il faut lui donner 13% de la somme que l'on doit payer, cela s'applique aussi bien au restaurant que chez le coiffeur !

Une chose qui m'a vraiment marquée, c'est le prix exorbitant des téléphones portables, ou plutôt des cellulaires comme ils disent ici. Au Québec, on paye si on appelle ET si on reçoit un appel, il faut aussi rajouter quelques dollars pour avoir un répondeur et encore quelques dollars si on veut avoir un afficheur (voir le numéro de la personne qui nous appelle) et au final, cela revient vraiment très cher. Il faut donc bien comparer toutes les offres des différents opérateurs en fonction de ce que l'on pense être le plus avantageux pour nous.

Les transports en commun
Les transports en commun sont très répandus à Montréal. Pour les prendre, on peut acheter un ticket à l'unité à 3$ (on peut ensuite prendre les transports autant de fois que l'on veux dans les 2 h qui suivent la première validation du ticket), ou alors acheter une carte opus qui est l'équivalent de notre carte imaginaire/carte orange. Le métro montréalais est loin d’être compliqué, surtout quand on a l'habitude des transports en commun parisien. Il y a 4 lignes de métro dont une qui n'a que 3 stations, en quelques jours à Montréal, on connaît par cœur les directions et les 4 stations auxquelles on peut faire des changements. Le métro n'étant pas très étendu on se retrouve souvent à devoir prendre le bus et là c'est une autre histoire. Prendre le bus la première fois dans Montréal est une vraie aventure ! Une fois montés dans le bus, on n'a absolument aucune idée où il va aller, où il va s’arrêter ni même dans quel bus on est ! Les arrêts n'ont pas de nom et sont parfois introuvables, mais on s'y habitue et au bout de quelques fois, on comprend que tel arbre ou que tel poteau est un arrêt de bus ! Le mieux est de prendre son courage à deux mains et de monter dans le bus pour voir où il va, et il ne faut pas avoir peur de devoir faire le chemin inverse à pied pour rentrer chez soi ! Une chose assez surprenante et à laquelle on ne fait pas attention la première fois, c'est que les gens font la queue pour attendre le bus, comme ça le premier arrivé sera le premier à rentrer dans le bus. Ça permet aussi de se repérer, comme ça si on voit des gens alignés sur le trottoir face à la rue, on sait qu'il y a un arrêt de bus dans le coin !

Les choses à faire
Il y a vraiment beaucoup de choses à faire à Montréal et dans les environs, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Il y a des activités tous les week-ends, surtout l'hiver ! Entre les glissades, les descentes de luges, le patin à glace....il y a vraiment de quoi faire. En février il faut absolument aller dans la ville de Québec (à quelques heures de Montréal en bus) pour profiter du plus grand carnaval d'hiver. Plein d'activités sont organisées pendant un mois dans le centre ville de Québec, comme des batailles de boules de neige, des parcours de chiens de traîneaux etc. Et puis c'est vraiment génial de voir autant de neige dans une ville. Les 30 cm de neige qu'il y a l'hiver à Montréal semblent ridicules face à la neige à Québec ! Là-bas, ils ont entre 50 cm et 1 bon mètre de neige. Et puis après un week-end à Québec par -35°C on trouve que les -20°C de Montréal sont beaucoup plus appréciables.

Une chose à faire absolument, c'est un week-end à New York, la ville est à 6h de route et le billet de bus revient maximum à 140$ aller retour.

L’accent québécois !

L'accent québécois peu être difficile à comprendre, on a même parfois l'impression qu'ils parlent une autre langue. On s'y habitue petit à petit mais il arrive quand même qu’après quelques mois on ne comprenne rien à ce que certaines personnes nous racontent. Heureusement que les Québécois sont très gentils et qu'ils ont l'habitude (parce qu'il y a vraiment beaucoup de Français à Montréal, c'est impressionnant!). De nombreux mots sont différents et ils ne comprendront pas ce que vous voulez dire. On peux donc se retrouver dans des situations où on demande une gomme ou un taille crayon sans que personne ne comprenne ce que l'on veux dire alors qu'il aurait simplement fallu demander une efface ou un aiguisoir. Ils ont aussi beaucoup de mots qui n'ont pas vraiment d'équivalence pour nous, mais on les apprend au fur et à mesure, même si la première fois qu'on les entend on ne sait pas trop quoi dire. Leurs tournures de phrases paraissent vraiment étranges au début et très souvent grammaticalement incorrectes pour nous, mais au final on se surprend tous à un moment ou un autre à parler « comme eux », chose qu'on aurait jamais pu imaginer au début de notre séjour. 

Le seul point négatif que j'ai pu trouver, c'est que, après une année à Montréal, la dernière chose dont on a envie c'est de rentrer chez nous !