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ICAR X : Conférence internationale sur l'érosion éolienne

Publié le 22 juin 2018

la 10e édition de la conférence ICAR dédiée aux processus d’érosion et de transport éoliens se tiendra à Bordeaux du 25 au 29 juin 2018. Elle est organisée par une équipe interdisciplinaire de chercheur.e.s issu.e.s de quatre instituts de recherche français (CNRS, INRA, IRD, IPGP) dont certain.e.s sont membres du LISA.

Date(s)

du 25 juin 2018 au 29 juin 2018

La conférence rassemblera 200 spécialistes issus de tous les continents et plus particulièrement des pays concernés par l’érosion éolienne : Afrique, Chine, Australie, Amérique du Sud et du Nord, Europe, Japon. Elle offre l’opportunité de mettre en lumière la contribution des équipes de recherche françaises (notamment le Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Universitaires / LISA) et européennes sur les différents aspects de l’érosion éolienne.

ICAR 2018 sera la dixième édition d’un cycle entamé en 1985 à Aarhus (Danemark). Ces conférences sont parrainées et supervisées par la Société Scientifique Internationale pour la Recherche Eolienne (International Society for Aeolian Research, ISAR), une organisation à but non lucratif  qui a pour objectif de promouvoir les interactions de la communauté scientifique travaillant sur ces processus et d’en diffuser les connaissances au travers de sa revue « Aeolian Research » (Editeur Elsevier).

Par tradition, la conférence ICAR comporte une journée d’observation de terrain (27 juin 2018) sur un site soumis à des phénomènes d’érosion éolienne. La tenue de la conférence ICAR X à Bordeaux sera ainsi l’occasion de visiter la Dune du Pilat, la dune la plus étendue d’Europe et parmi les plus actives (avancée moyenne de 1,5 m/an dans les terres).

Les éditions précédentes se sont tenues au Danemark (Aarhus, 1985 ; Sandbjerg, 1990), aux Etats-Unis (Zyzxx, California, 1999 ; Lubbock, Texas, 2002), en Angleterre (Oxford, 1985), au Canada (Guelph, Ontario, 2006), en Argentine (Santa-Rosa, La Pampa, 2010), en Chine (Lanzhou, 2014) et en Australie (Mildura, 2016).

L’organisation de la conférence bénéficie du soutien des organismes de recherche et universités impliquées dans la recherche sur l’érosion éolienne (CNRS, INRA, IPGP, Université Paris-Est Créteil, Université Paris Diderot, IRD, OASU, Labex COTE, Fonds ESPCI Paris, Idex Université de Bordeaux...) et de la région Nouvelle Aquitaine.

Thèmes abordés
L’érosion et le transport éoliens mettent en jeu des processus physiques complexes d’interaction entre l’atmosphère et les surfaces continentales à différentes échelles de temps et d’espace, depuis le mouvement d’un grain de sable, à la formation de rides et de dunes, jusqu’au transport de poussières d’échelle continentale, sur Terre comme sur d'autres planètes. La communauté ICAR est donc une communauté multidisciplinaire à l’interface entre de nombreuses disciplines (physique, géomorphologie, géochimie, dynamique atmosphérique, climat, géologie, écologie...). Au-delà de la production de connaissance sur les processus mis en jeu, il s’agit d’évaluer les différents impacts de l’érosion éolienne et, le cas échéant, de réduire les nuisances induites. L’érosion des sols par le vent et les tempêtes de sable et de poussières associées est un phénomène qui a un impact environnemental majeur de l’échelle locale à l’échelle globale. Elle contribue à l’appauvrissement des sols et donc à leur dégradation, notamment en zones semi-arides où les terres sont pauvres et peu fertiles. La formation et le déplacement des dunes peuvent constituer une nuisance et la connaissance des processus qui les gouvernent sont un préalable à une gestion durable de ces édifices. Les tempêtes de poussières impactent l’économie des pays concernées par la limitation du transport routier et aérien qu’elles induisent. Les poussières émises sont transportées à grande distance et ont un impact sur le bilan radiatif terrestre et le fonctionnement des écosystèmes. Enfin, sur un plan plus fondamental, ces processus éoliens se retrouvent également sur d’autres planètes et corps célestes, et participent à leur géomorphologie.

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Contact :
Béatrice Marticorena :