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Le LEESU a participé à un lâcher de déchets dans la Seine

Publié le 23 mars 2018

Dans le cadre du projet scientifique Macroplast, le LEESU, laboratoire de la faculté des sciences et technologie, a déversé le vendredi 23 mars plus de 200 déchets dans la Seine depuis un bac près de Rouen. Objectif ? Déterminer la quantité qui arrivent en mer via le fleuve.

Date(s)

le 26 mars 2018

Pour les besoins du projet Macroplast, initié par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, des chercheurs du Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (LEESU) ont jeté 200 déchets (bouteilles en plastique, fragments de plastique, bidons...) dans la Seine, à l'aval de Rouen, préalablement ramassés sur les berges par les équipes de Naturaulin, entreprise de réinsertion s'occupant de leur nettoyage.

L'objectif de cette expérience est de mieux comprendre la dynamique estuarienne et son rôle dans le transfert des déchets vers la mer. Elle va également permettre d'estimer l'efficacité des ramassages actuellement réalisés en bord de Seine par la société Naturalin.

Quatre flacons équipés de mini-balises GPS ont aussi été mis à l'eau. Grâce à leur géolocalisation, des informations pour modéliser le déplacement des déchets dans l'Estuaire de la Seine seront données quotidiennement.

Selon Romain Tramoy, post-doctorant au LEESU, si 20 plastiques sur les 200 lâchés sont ramassés, cela représente 10%. Ce qui implique que 90% sont potentiellement rejetés en mer.

Durant plusieurs mois, cette expérience se veut aussi écocitoyenne. En effet, la population peut contribuer à sa réussite en aidant les chercheurs à traquer les déchets plastiques en Seine. En utilisant l'application mobile Hoali, ils peuvent signaler les déchets plastiques sans toutefois les ramasser.

De nouveaux lâchers de déchets et de balises GPS seront réalisés dans le courant de l'année 2018 pour couvrir d'autres conditions hydrologiques.